Naish Grand Prix 2012 : premier retour

Le doc’ nous propose un premier retour sur la Grand Prix 7.0 2012. Un second essai sera disponible rapidement avec la version « non customisée ».
« Ce qui change :
Par rapport à la GP 2011 de même surface, le guindant est raccourci de 4cms ; du coup les indications de réglage printées en bas du fourreau donnent, je cite, « 460 – 2 ». Pas d’affolement donc si vous voyez sur le bord un gars utilisant la scie qui va bien et tronçonnant une rondelle de 2cms en bas de son 4.60 avant de gréer sa Naish GP 7m.
Plus sérieusement, c’est effectivement gênant au début mais comme la voile va se « faire » le guindant atteindra les 460 au bout de quelques nav’s.
Le décrochement à l’écoute est rentré de 9 cms par rapport au modèle 2011 …. Radical le designer de Naish !! Du coup la bordure est plus courte, l’angle bordure-guindant est plus fermé et l’on perd de la surface sous le wishbone.
Cette surface perdue est récupérée au niveau de la chute (4,5 cms de plus sur toute la longueur).
Dans la liste des évolutions qui vont dans le bon sens, une plaque semi-rigide au point d’écoute, ce qui répartit mieux les tensions, des lattes dignes de ce nom (tubes de rigidité correcte à tous les niveaux) qui remplacent avantageusement les spaghettis « 2011 », et les poulies du bloc d’amure qui ne sont plus en métal mais en synthétique.
Enfin, et personnellement je le regrette vraiment, il n’a plus aucune trace de couleur rose ….. snifff !

Ce qui ne change pas, c’est la qualité de construction mais aussi, hélas l’absence de sangle d’amure et un bloc-poulies toujours trop bas à mon goût. Le mât recommandé est le Naish SDM 460.
Définitivement allergique au sdm, je l’ai gréée sur mon RDM 430 avec 30 cms de rallonge de tête. Des cambers « rdm » Loft font la jonction entre les lattes et le mât de façon satisfaisante.
Dans cette configuration (qui n’est pas celle recommandée rappelons-le) le creux est plus marqué qu’avec le mât sdm. En utilisant la sangle d’amure qui a été rajoutée on arrive à quelque chose de raisonnablement marqué en partie basse de voile.
Tension assez importante à appliquer en fin d’étarquage et l’ensemble paraît correct lorsque l’avant-dernier panneau est molli aux deux-tiers.

Sur l’eau, avec 67 kilos de rider accrochés au wish et posée sur une AB+ de 95 litres, cette voile donne immédiatement une sensation de légèreté et de maniabilité assez incroyable. Dans 11/12 nœuds, avec 2cms de négatif à l’écoute, elle offre des minis de très bonne facture. La montée en puissance se fait de façon progressive au fur et à mesure que l’on borde et la main arrière est présente sans excès.
Plage d’utilisation intéressante dans la mesure où elle se tient sans problème dans du 20 nœuds consistant et qu’elle atteint ses limites dans 25 noeuds ; dans ces conditions, le point d’écoute est réglé au neutre et la stabilité du profil (avec les lattes d’origine) reste bonne. Aux allures abattues la géométrie du bas de la voile rend vraiment compliquée la fermeture de l’espace bordure / board et donc on ne peut pas en tirer le maximum…. Dommage, d’autant que le comportement général au largue en plage haute est vraiment bon par ailleurs : tolérance aux ouvertures/fermetures, autorégulation de la puissance, souplesse du fonctionnement sont bien présents et avec une économie dans la dépense physique qui comblera d’aise les criquets.
L’entrée dans la courbe au jibe est facilité par cette puissance facilement et progressivement dosable, le passage du gréement est vraiment un bonheur de par la légèreté de l’ensemble ; la relance n’est pas explosive, contrepartie de la montée en puissance progressive du gréement.

Globalement, je situe le cœur d’utilisation de cette voile à 15 nœuds pour un gabarit léger ; les remontées sont de belle facture et les descentes au largue d’une facilité déconcertante. Le rendement est sans doute assez facilement perfectible en plage basse et au largue en procédant à une rehausse du bloc-poulies d’amure.
Quant à la tenue dans les maxis, déjà bonne, elle peut-être améliorée en affinant les extrémités « chute » de la latte qui croise le wishbone et des 2 lattes au-dessus.

Enfin, en passant cette voile sur le mât recommandé, on décalera la plage d’utilisation vers le haut et on obtiendra un feeling plus sec et plus direct. »

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Une réponse à Naish Grand Prix 2012 : premier retour

  1. Le Clercq dit :

    Un petit test de la 7.8, voir au dessus??

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